Midsommar : mes étés d’adolescent entre Göteborg et Orust, là où Folkets Park s’animait comme nulle part ailleurs
Quand j’étais adolescent à Göteborg, Midsommar n’était pas une fête folklorique avec des couronnes de fleurs. C’était le moment où toute la Suède s’arrêtait d’un coup. À midi, les bureaux fermaient, les magasins baissaient leurs rideaux, les rues se vidaient. On savait que pendant trois jours, le pays allait vivre autrement : plus lentement, mais plus intensément.
Et pour nous, la fête avait toujours une destination évidente : Orust.
(15h à Slottskogen, parc au centre ville de Göteborg, aujourd'hui)

La route vers Orust : le début de la liberté
Dès que tout le monde quittait le travail, on prenait la route. On traversait les ponts, on longeait la mer, et plus on avançait, plus on sentait que Midsommar prenait une autre dimension. Orust, c’était notre refuge, notre terrain de jeu, notre décor d’été.
Et au cœur de l’île, il y avait Folkets Park, ou Ellösparken de son vrai nom.
Folkets Park sur Orust : le centre vivant de Midsommar
Le Folkets Park d’Orust, c’était un lieu à part. Un parc du peuple, comme il en existe dans toute la Suède, mais avec cette ambiance propre à la côte ouest : ouverte, populaire, musicale, chaleureuse.
Pendant Midsommar, le parc s’animait comme nulle part ailleurs :
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des concerts,
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des artistes reconnus,
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des groupes locaux,
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des scènes montées pour l’occasion,
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des familles, des jeunes, des voisins, tout le monde mélangé.
Je me souviens de ces soirées où toute la foule chantait ensemble Roxette, Gyllene Tider, Magnus Uggla. Ces chansons faisaient partie de notre culture, de notre adolescence, de nos étés. Elles résonnaient dans tout le parc, portées par des milliers de voix, et on avait l’impression que l’île entière vibrait.
La fête qui débordait du parc
Après les concerts, la fête ne s’arrêtait jamais vraiment. On sortait du parc, on marchait vers la mer, on rejoignait des groupes d’amis sur un ponton, dans un jardin, près d’un hangar à bateaux. La musique continuait, parfois improvisée, parfois sortie d’une enceinte portable, parfois d’une voiture garée un peu de travers.
On dansait là où on se trouvait. On riait, on parlait, on se baignait parfois même si l’eau était glacée. Et quand on levait les yeux, il faisait encore clair.
On ne savait plus s’il était 22h, minuit ou 3h du matin. Et ça n’avait aucune importance.
Folkets Park + Orust : une seule et même Midsommar
Pour moi, Orust et son Folkets Park ne faisaient qu’un. Le parc était le cœur, la mer était le souffle, et la lumière était le décor. C’était une seule fête, une seule ambiance, une seule énergie.
Midsommar, pour moi, ce n’était pas qu'une tradition folklorique. C’était un moment suspendu. Un pays entier qui décide de célébrer l’été. Et nous, adolescents, persuadés que ces nuits d’été dureraient toujours.
Ce que Midsommar représente encore pour moi
Quand j’y repense aujourd’hui, je revois la route depuis Göteborg, Orust qui s’illumine, Folkets Park qui s’enflamme, les concerts, les chants sur Roxette, Gyllene Tider, Magnus Uggla, la mer, les rires, la lumière.
Midsommar, c’est la liberté. La jeunesse. La côte ouest. Et des souvenirs qui ne s’effaceront jamais.